lundi 6 février 2006
Ballad de Deadmouse
Entre conte gothique et fable fantastique, Ballad raconte l'histoire d'un squelette humain assez bizarre, mu par une force force mystérieuse, et qui va retrouver un corps de chair dans une espèce de source d'eau souterraine. Son errance l'amène alors dans une étrange demeure où une petite fille semble le reconnaître...

Initialement publié en ligne sur le site personnel de Deadmouse - un jeune auteur canadien - ce récit est aujourd'hui édité en français par les éditions Onabok sous la forme d'un roman graphique d'une centaine de pages montrant - s'il est encore besoin - qu'Internet est un vivier de jeunes auteurs.
Le caractère pour le moins étrange de l'histoire et du graphisme, qui mêle fantastique et poésie noir, en fait un album à part qui attise la curiosité. Qui est cette créature ? Où va-t-elle ? Quelle vie l'anime ? L'interrogation des premières pages est d'ailleurs renforcée par leur silence qui pousse le lecteur à tourner les pages pour en savoir plus sur cet étrange personnage. Son apparence initialement monstrueuse fait rapidement place à la fragilité d'une enveloppe humanoïde dotée d'une tête disproportionnée dont les déambulations inspirent encore plus la pitié. Pitié qui atteint son apogée lorsque son chemin croise celui d'une petite fille cruelle et vicieuse qui veut comprendre comment il est arrivé jusque là.
Fragilité, monstruosité et errance existentiel rappellent les thèmes chers à des auteurs comme Tim Burton mais Deadmouse fait preuve d'une vraie originalité de sujet et de construction. En particulier, il met en place une narration tout en lenteur qui renforce notamment le côté glauque et malsain de certaines scènes comme si l'auteur voulait décortiquer chaque geste avec une précision chirurgicale. Cette précision se retrouve également dans la texture du trait et en particulier dans le traitement de certains décors qui tendent vers la gravure.
Malgré un dessin parfois un peu maladroit, Ballad est un album intriguant et surprenant qui devrait plaire aux amateurs de récits fantastiques. A noter qu'il a été nommé dans la catégorie "Outstanding online comics" aux Ignatz Awards 2005.
Petites créatures (The Fall of Homunculus pour la version originale) raconte la vie d'un jeune couple confronté à une grossesse imprévue. Pendant qu'Anna y voit la continuité de la vie en osmose avec la nature qui l'entoure, Joël - lui - a du mal à endosser le rôle de futur papa. C'est à partir de cette histoire simple et ordinaire que Pentti Otsamo construit un récit touchant autour de la vie de couple et du passage vers le statut de parents.
Les
A Strange Day est une nouvelle d'une quarantaine de pages réalisée par de jeunes auteurs américains et qui raconte la rencontre de deux fans de The Cure un peu perdus sur les chemins de l'adolescence. Comme l'indique l'avant-propos des auteurs, ce récit s'adresse à l'adolescent que nous avons tous été ; cette personne en gestation, incomprise et qui avait l'impression que les chansons qu'elle écoutait en boucle avaient été écrites pour elle seule.
Pré-publié en trois parties dans l'excellent magazine
Après l'excellent numéro consacré à Darwyn Cooke, j'ai été un peu déçu par le
Suivant l'exemple d'autres éditeurs généralistes comme Actes Sud et Denoël, Hachette Littératures se lance dans la Bande Dessinée. Retour au Collège de Riad Sattouf inaugure donc la collection « La Fouine illustrée » qui est décrite par l'éditeur comme entièrement consacrée au reportage en bande dessinée. Ici, il s'agit de Riad Sattouf qui décide de passer deux semaines dans une classe de troisième d'un collège, anonyme mais présenté comme l'un des meilleurs de France.
Ca y est, la rentrée est là et avec elle, une avalanche de nouveaux livres déferle sur les étalages des librairies. Parmi les plus intéressants, on trouve notamment le nouvel album d'Etienne Davodeau qui - après Rural publié en 2001 - revient à la bande dessinée de reportage chère à son coeur. Dans Les mauvaises gens, l'auteur aborde le monde ouvrier et l'histoire du syndicalisme dans la région des Mauges dans le Maine et Loire entre Angers et Cholet.
La semaine dernière, j'ai acheté
N'étant pas lecteur des carnets de bord de Trondheim, je n'ai pas spécialement accroché à cet album qui aurait, à mon humble avis, plus sa place dans la collection Côtelette que la nouvelle collection Eprouvette de L'Association.
L'année se poursuit et les lectures aussi :
Suite à une 

Après deux albums chez Vertige Graphic (Comme un poisson dans l'huile, Les sardines sont cuites) où Guillaume Long nous racontait son passage à l'école des Beaux-Arts de St Etienne, l'auteur nous revient avec un album qui remonte encore plus loin dans son parcours scolaire - et le notre : l'école élémentaire et plus particulièrement la piscine.