lundi 29 mars 2004
La saison des brumes
Ce weekend, j'ai lu La saison des brumes, scénarisé par Neil Gaiman et dessiné par une poignée de dessinateurs (si j'en crois Bulledair.com, il s'agit de Pratt George, Craig Russell P., Wagner Matt, Jones Kelley, Dringenberg Mike, Jones III Malcolm, Giordano Dick ). Ne tournons pas autour du pot, j'ai trouvé cet album très mauvais. J'entends déjà certains hurler au blasphème mais je le dis comme je le pense.
Après ma tentative avortée pour lire en anglais le premier volume de Sandman, je voulais refaire une incursion dans le monde de Gaiman car nombreux sont ceux qui disent du bien de l'auteur et de son oeuvre. Je me suis donc décidé ce weekend à lire La saison des brumes que m'avait prêté Matt depuis quelques semaines. Je reconnais que Gaiman a une imagination débordante et que certaines de ses idées sont intéressantes (la personnalisation de certains sentiments humains par exemple) mais j'ai trouvé leur mise en oeuvre particulièrement décevante.
La structure narrative est complètement déstructurée (emphase sur des points inutiles et ellipse de scènes importantes) et j'ai eu le sentiment que Gaiman improvisait son récit au fur et à mesure. Par exemple, après une introduction ultra pompeuse, le repas avec Dream et le reste de sa famille semble sans direction apparente avant que l'un des personnages lui rappelle la damnation d'une ancienne conquète. Pouf, après cette information sortie du chapeau, Dream s'énerve avant de se raviser et décide de partir de partir pour les enfers pour aller la délivrer. Idem un peu plus loin, puisque Dream, parti délivrer son ancienne compagne, se retrouve en fait avec la clé des enfers et ne sait quoi en faire. Exit le problème de son ex-, on se retrouve avec une situation assez débile où toute une série de personnages tente d'expliquer de manière fort ennuyeuse pourquoi Dream devrait leur remettre la clé.
Surtout, je trouve le style de Gaiman à la fois pompeux et vulgaire. Il introduit des situations super ampoulées à grand renfort de "vous allez voir ce que vous allez voir" et de discours mystico-cryptique et à chaque fois, la montagne accouche d'une souris. C'est déjà le cas après le prologue ultra mystique avec Destiny mais aussi plus loin avec le défilé des personnages qui réclament la clé des enfers. Je passe sous silence un épisode au milieu de l'album qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Dire que cet album a obtenu le prix du scénario à Angoulême cette année, c'est à n'y rien comprendre.
Quand au dessin, je n'ai pas vraiment chercher à savoir qui avait fait quoi car je trouve qu'il oscille entre moyen et mauvais. La couleur, quand à elle, est solidement ancrée dans la zone hideuse. De même on ne peut pas franchement dire que les pages brillent par le découpage et la narration graphique. Pour une BD fantastique, ça semble quand même dommage. Ah si, saluons quand même les magnifiques couvertures de Dave McKean.
A ceux qui ne manqueront pas de me dire que c'est parce que j'ai lu la version française et qu'en plus, elle commence au milieu, je rappelle que j'avais déjà tenter de lire sans succès le premier TPB en anglais de la série. Bref, l'adoration de nombreuses personnes pour Gaiman et Sandman reste pour moi assez inexpliquable mais je cherche toujours à comprendre. Aussi je vous invite, non pas à troller sur mes goûts :), mais à m'expliquer ce que vous aimez chez Gaiman et Sandman.


Aujourd'hui, ça sera court car je n'ai rien eu le temps de lire hier soir. En revanche, je vous invite à découvrir le
Lors de mon récent séjour à Lyon, j'ai acheté une vieille édition d'Hiroshima, un
Les français ont pu découvrir les histoires de Tatsumi en 1978 dans les pages de la défunte revue Le cri qui tue (une petite revue dédiée au manga et qui constitue l'une des premières apparitions du Manga en France) mais à l'époque, personne ne s'intéresse au Manga et la revue périclite après 6 numéros. Nouvel essai en 1983 avec l'éditeur Artefact qui publie deux histoires de Tatsumi dans un album cartonné intitulé Hiroshima. La encore, le succès n'est pas au rendez-vous. Il faut donc attendre 2003 pour que l'excellente maison d'édition Vertige Graphic, encouragé par le succès de la ré-édition de Gen d'Hiroshima, décide de publier Coups d'éclat, un album compilant 5 histoires courtes de Yoshihiro Tatsumi.
Le dessin de Tatsumi peut paraître un peu simpliste par rapport à des auteurs tels que Yoshiharu Tsuge (né en 1937, voir un extrait de
Pour finir, un petit mot sur la sortie aujourd'hui d'Immortel, le nouveau film d'Enki Bilal (je sens que je vais me faire chambrer en parlant de ce film mais bon...). J'étais très dubitatif sur les dernières adaptations de BD en film (Astérix, Michel Vaillant, Blueberry, etc.) mais celui-ci me semble beaucoup plus intéressant et je pense aller le voir. Les extraits que j'en ai vu montre un film ambitieux visuellement et touchant "d'amateuriste" par certains effets spéciaux. C'est justement ce qui me plait dans ce film : des effets pas parfaits, des trucages un peu grossiers, etc. Bref, le film a l'air d'être loin des rendus hyper polissés et chiants des derniers épisodes de Star Wars par exemple. Bon, ce n'est qu'une bande-annonce et le film peut s'avérer être un nanar complet mais, contrairement aux films cités ci-dessus, j'ai quand même envie d'aller voir le résultat.
Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de Big Man de David Mazzucchelli. Pas de raison particulière mais juste l'envie de faire partager un de mes albums préférés. A la base il s'agit d'une histoire publiée en 1993 dans le
Pour en revenir à Big Man, il s'agit d'une histoire de 40 pages où le style de Mazzucchelli explose enfin, libre de toute contrainte. Il adopte une technique très impressionniste où les dessins sont amenés par petits traits, comme modelés. L'expressivité est privilégiée au réalisme strict et il faut voir avec quelle maîtrise, il joue avec la lumière et les ombres : la bichromie de l'album est de toute beauté ( du moins sur la version originale car je n'ai jamais eu l'occasion de regarder la version française ). Du point de vue de l'histoire il s'agit d'une fable sur la tolérance et le rapport des enfants avec les "monstres". L'introduction me semble être un clin d'oeil au début de la Ballade de la mer salée d'Hugo Pratt mais je n'en suis pas sûr.
On m'a dit que Mazzucchelli s'est retiré de la BD mais j'ai trouvé des informations décrivant un passage de deux ans au Japon où il aurait étudié les mangas et même réalisé deux histoires. Si vous avez d'autres infos, n'hésitez pas à les rajouter en commentaire. En tous les cas, j'espère qu'on aura encore l'occasion de découvrir de nouveaux travaux de cet immense auteur.
Argh, je me suis pris une grande baffe dans la figure ce weekend en achetant
Bref, un album que je conseille vivement aux personnes curieuses de découvrir de nouveaux univers graphiques.
Hier soir, j'ai lu Anarchy, le cinquième TPB de Powers des sieurs
Pourtant, je dois avouer que ce volume n'est pas le meilleur de la série. Tout d'abord, il est court ( 4 épisodes alors que les autres font souvent 6 épisodes ) mais surtout l'intrigue et les motivations des personnges ne sont pas assez développées. Alors que le sujet de départ de Bendis était fort intéressant (des hommes et des femmes ordinaires en ont assez que des super-héros soit juge et bourreau de l'ordre moral), il n'est que très peu détaillé dans l'histoire.
Dans la série "restons éveillés et regardons ce qui va arriver", j'ai fait un petit tour d'horizon des sorties à venir.
Chez Fantagraphics, c'est
En avril, surveillez les rayons de votre libraire pour ne pas rater
Il me reste encore un chapitre à lire du TPB Sleeper de Ed Brubaker et Sean Phillips chez
Holden Carver, le personnage principal de Sleeper, est un agent infiltré dans une organisation criminelle dirigée d'une main de fer par un certain Tao. En place depuis plusieurs mois, Carver fréquente quotidiennement des gens pas très recommendables (Genocide Jones, une grosse brute qui rêve de tuer tout le monde, Miss Misery qui prend son pied en bastonnant des personnes, etc.). Peu à peu, il gravit les échelons de l'organisation et s'enfonce de plus en plus profondèment dans sa mission d'infiltration. Le problème, c'est que son chef de mission, la seule personne qui sait de Carver est du côté des "gentils" est dans le coma suite à un accident. Je vous laisse découvrir la suite.
Autre intérêt du scénario, c'est son côté "conspiration" avec une organisation criminelle qui régit le monde dans l'ombre. On est à fond dans l'espionnage avec des agents doubles, des réunions secrètes, des manipulations, des trahisons, etc.
Tout d'abord, laissez moi vous parler d'un petit album bien sympa que m'a offert Ceransky : Notes pour plus tard de Jonathan Larabie. Il s'agit d'un recueil édité à compte d'auteur (36 pages, 100 ex.) qui regroupe des dessins fait au début de l'été 2003. Un dessin par page, une page par jour. Pas vraiment de l'autobio mais plus des billets et des pensées. Avec un style léger et délicat, Jonathan nous offre une petite incursion dans son monde. Bonne nouvelle, le monsieur a un 
Ce weekend, je me suis donc rendu à la troisième édition du
Sur le stand Frémok, Yvan Alagbé signait ses livres et en particulier le magnifique Nègres Jaunes que je me suis empressé d'acheter. A signaler qu'il travaille actuellement sur un troisième volume qui devrait sortir bientôt. Sur le stand voisin d'Atrabile, on pouvait rencontrer Frédérik Peeters qui n'a pas ménagé sa peine pour satisfaire le public venu nombreux. Il travaille actuellement sur les pages de Koma T.2 que l'on attend avec impatience. Son comparse Pierre Wazem était également présent ( il travaille actuellement sur un projet de série ) ainsi qu'Alex Baladi bien que ce dernier ait passé la plupart de son temps à la fabrique de fanzine. En revanche, Ibn Al Rabin était absent et avait d'ailleurs dessiné un petit comix pour expliquer son absence mais
J'ai également pu discuter avec Sylvain Ricard, le scénariste de Banquise, Kuklos et Le Cirque Aléatoire. Avec son complice, Christophe Gaultier, ils planchent actuellement sur un Tohu-Bohu de plus de 100 pages qui devrait sortir avant la fin de l'année ( yeah ! du Gaultier en noir et blanc ). En revanche, on ne devrait plus les voir dans la collection Latitudes de Soleil mais plutôt dans celle de Dupuis, Aire Libre. Rien n'est signé pour le moment mais il y a un projet en cours d'élaboration.
Dans la série oldie but goodie, j'ai lu hier soir l'oreille gauche. Il s'agit d'un album de Mathieu Sapin publié dans la collection comix du Cycliste. Tout d'abord, pour ceux qui ne connaissent pas encore cette collection, je précise que le nom de la collection fait uniquement référence au format et à la pagination des comics nord-américains (en l'occurence, couverture souple, 24 pages). C'est une
Ca y est, j'ai lu
Côté comics, j'ai acheté et lu le